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Quand internet surveille le coeur...

Quant internet surveille le coeur...

Journal Ouest-France du lundi 29 novembre 2010

 

Des systèmes de contrôles à distance alertent leurs médecins en cas de problèmes de prothèses ou de stimulateurs cardiaques.

 

Marie s'est fait opérer du coeur voilà deux ans et s'est vu implanter un stimulateur cardiaque. Une opération lourde, qui s'est bien passée. Sauf que Marie habite dans la campagne rennaise, à une trentaine de kilomètres du centre cardiologique le plus proche. Pas forcément rassurant. Est-ce que les secours, en cas de problème, arriveront à temps ?

Liaison sans fil

« C'est justement pour répondre à cette problématique qu'a été mise au point la télécardiologie, explique Frédéric Victor, cardiologue à la clinique Saint-Laurent, à Rennes. Le principe est relativement simple. Nous proposons aux patients de se doter d'un petit boîtier qu'ils placent, par exemple dans leur chambre. Ce boîtier interroge régulièrement leur stimulateur cardiaque par une liaison sans fil. En cas de problème, le boîtier envoie un message via un serveur situé en Allemagne, qui arrive ensuite sur nos ordinateurs. » Un message électronique que les cardiologues sont capables d'interpréter, d'analyser. « Nous pouvons alors décider d'intervenir en urgence ou de demander à la patiente de prendre un rendez-vous. »

7 500 patients en France

Avantage principal pour les patients : « Ils se sentent sécurisés où qu'ils soient géographiquement. C'est d'autant plus important que la plupart d'entre eux sont des personnes âgées qui peuvent éprouver des difficultés à se déplacer. »

Quant à la mise en oeuvre de ce système de télécardiologie, il est enfantin. « Il suffit simplement de brancher le boîtier à une prise électrique. » Difficile de faire plus simple !

À ce jour, en France, près de 7 500 personnes bénéficient d'un système de télécardiologie et ils sont environ 55 000 dans le monde. Des chiffres qui devraient continuer à croître.

D'autres systèmes permettent à des voyageurs cardiaques de continuer à être « monitorés » où qu'ils soient sur la planète. Du moins dans des zones où les réseaux téléphoniques et Internet sont présents.

Puces sous la peau

La convergence des progrès de la médecine et des nouvelles technologies de communication est en plein essor. Dans des laboratoires, des ingénieurs travaillent à des petites puces que l'on glissera dans la peau. Puces qui seront capables de recueillir de nombreux paramètres physiologiques : le rythme cardiaque, la tension, le diabète...

À l'hôpital, la puce pourra être interrogée par un lecteur spécifique et, en quelques secondes, le diagnostic sera connu des médecins. Sans passer par de longues séries d'examens. De la science-fiction, hier, une quasi-réalité aujourd'hui.


Samuel NOHRA