Actualités



Actualités

Les troubles du sommeil scrutés à Saint-Laurent

Les résultats apparaissent sous formes d'impressionnants graphiques. Du charabia pour les néophytes mais très parlants pour les praticiens.

 

Journal Ouest-France du 17 mars 2011

 

La Polyclinique s'est dotée d'un centre du sommeil avec une équipe pluridisciplinaire et un matériel de pointe. Environ 1 500 patients s'y rendent chaque année.

 

REPORTAGE

Allongé dans l'une des chambres du centre du sommeil de la Polyclinique Saint-Laurent, Yoann, la quarantaine, s'apprête à passer une nuit un peu particulière. Sur son crâne sont collées plusieurs électrodes qui vont enregistrer ses signaux cérébraux. Autour de son thorax et de sa taille, d'autres capteurs chargés de suivre en temps réel le rythme de son cœur et ses mouvements. Également, sur l'un de ses doigts un autre capteur qui vérifiera l'oxygénisation de son sang. « Ça va être pratique de dormir avec tout ça », sourit Yoann. « Ne vous inquiétez pas, ça ne pose aucun problème », lui répond le Dr Arnaud Prigent, pneumologue et spécialiste des maladies respiratoires du sommeil. « Donc bonne nuit et à demain », lui adresse le praticien hospitalier.

 

1 Français sur 8

En effet, le patient va se contenter de dormir jusqu'au lendemain matin. Mais les capteurs placés sur son corps et la caméra infrarouge dominant son lit, eux, ne vont pas chômer. « Durant tout son sommeil, on va enregistrer toute son activité et ensuite pouvoir l'analyser sur ordinateur. » Une gigantesque quantité de données sous formes de tracés indéchiffrables pour le néophyte. Mais pas pour les spécialistes. « On peut déterminer les périodes d'apnée, leurs fréquences et d'autres paramètres... »

Un centre du sommeil de 7 lits, labellisé en juin 2010 par la société française de recherche et médecine du sommeil. « Mais ça faisait déjà plus de 20 ans que la Polyclinique pratique polygraphie et polysomnographie. La seule différence, c'est que nous disposons maintenant d'un véritable service dédié aux pathologies du sommeil. » Un mal qui touche 1 Français sur 8. Le syndrome le plus fréquent est celui de l'apnée du sommeil. La personne souffre d'un sommeil non réparateur, de maux de tête, se lève pour se rendre aux toilettes, de trouble de mémoire, de fatigue dans la journée... Une pathologie loin d'être anodine. « Elle est responsable d'une augmentation du risque d'hypertension artérielle, d'accidents vasculaires cérébraux, d'infarctus, de troubles du rythme cardiaque... »

Autres pathologies : « Le syndrome des jambes sans repos. La personne ressent des sensations désagréables voir douloureuse dans les jambes le soir au repos. » Sans omettre les problèmes de somnolence. « Nous pratiquons aussi des tests de maintien d'éveil qui sont, par exemple obligatoires, pour les professionnels de la route. »

Des patients le plus souvent adressés par des spécialistes ou des médecins. « Au préalable, nous effectuons une consultation. De nombreux problèmes du sommeil sont aussi dus à une mauvaise hygiène de vie », précise Laurent Prigent. Entrent en compte également d'autres paramètres comme l'alimentation. À savoir qu'une bonne nuit de sommeil dure entre 7 et 8 h.

Vendredi 18 mars de 14 h à 16 h, dans le cadre de la 11e journée du sommeil, la Polyclinique Saint-Laurent en lien avec l'Institut national du sommeil et de la vigilance, organise dans ses locaux une conférence sur le thème de la somnolence. Trois sujets seront abordés : La somnolence et le travail, le sommeil et le sujet âgé et la somnolence chez le sujet déprimé.

Samuel NOHRA.